Plan de navigation dans les trois parties du site :

PRÉFACE

Ce site est proposé en complément du livre de Frédéric Pineau, "La clef du Temple" (aux éditions Dervy, 2006), qui expose, en la forme d'une enquête romancée, une énigme de nature à surprendre, par sa consistance, les esprits les plus critiques.

Gérard Lacoste, ami de l'auteur du livre, a tenu un rôle éminent dans la recherche, laquelle doit être comprise comme un parcours effectué en commun.

L’hypothèse est la suivante, rapidement énoncée :

Les Bergers d'Arcadie cachaient deux énigmes majeures :

1° - Une énigme insérée dans sa toile par Poussin lui-même, au 17° siècle, conduisant dans la baie de Naples, jusqu'aux ruines d'Herculanum.

2° - Une énigme des 18e et 19° siècles français, employant à nouveau les symboles précédemment utilisés par Poussin, et conduisant dans le Languedoc-Roussillon, pour y suggérer un rébus "maçonnico-alchimique" (bigre !).

Cet écheveau sans précédent pourrait se démêler ainsi :

 

Nicolas POUSSIN a peint les Bergers d’Arcadie (version du Louvre) d’abord pour exprimer son talent d’artiste hors du commun, mais également pour se livrer au plaisir raffiné de dissimuler aux yeux du grand nombre la connaissance qu’il avait d’un site archéologique d’immense valeur encore inconnu à son époque et qui devait être officiellement découvert presque un siècle plus tard : HERCULANUM.

 

Et comment donner un peu de substance à ces propos audacieux?

 

En résumé, la construction de cette énigme picturale pourrait s'analyser ainsi :

1 - le tableau est composé comme un hommage voilé à l'oeuvre de Virgile ;

2 - il existe à Naples un monument appelé le " Tombeau de Virgile "  ;

3 - de ce monument, le regard embrasse toute la baie, et spécialement le site qui va se révéler être celui d'HERCULANUM ;

4 - des indications symboliques incluses dans le tableau localisaient précisément la ville engloutie, sous la ville actuelle de Resina.

Comment défendre pareille proposition, qui paraît insensée, en l’état actuel des doctes interprétations admises sur ce tableau ? Le jeu consiste précisément à essayer, avec esprit critique, mais sans a priori d'aucune sorte. Ici réside la difficulté de l’exercice auquel il vous est proposé de prendre part.

 

Le plan de cette première partie sera :

Page d'entrée dans la première partie

INTRODUCTION

I – LES BERGERS D’ARCADIE CONSIDERES COMME ALLUSION AU TOMBEAU DE VIRGILE

II – LE TOMBEAU DE VIRGILE REGARDANT HERCULANUM DANS LA BAIE DE NAPLES

III - CONCLUSION

 


 

La conjecture ici soutenue tend à démontrer qu'aux 18e et 19e siècles, des ésotéristes spécialement habiles dans leur art, vraisemblablement constitués en société secrète, s'étant rendus compte que le tableau de Poussin contenait des symboles dont ils pouvaient avoir à leur tour l'usage, ont remployé Les Bergers d'Arcadie pour illustrer le rébus maçonnico-alchimique qu'ils avaient conçu dans le Languedoc-Roussillon.

Poussin à Rennes-le-Château ? Page à lire comme une introduction à la seconde énigme.

La partie 2 du site "Le Retour des Bergers" permet de pénétrer dans le rébus, grâce à une nouvelle utilisation du tableau Les Bergers d'Arcadie.

Est-ce fini pour autant ? Certes non, car

la partie 3 du site "Par la Croix..." nous montre à quelle mise en scène en grand du tableau de Poussin les concepteurs du rébus sont parvenus, et cet exploit est fort étonnant !

Ce qui est exposé ci-après, en le supposant vrai, est unique dans l'histoire de l'art européen.

A PROPOS DE L'IMPOSSIBLE DATATION : Avant de pénétrer dans les méandres de l'exposé des constatations faites dans le paysage languedocien, il importe d'insister sur l'impossibilité pour nous de dater précisément le rébus. Les raisons en sont les suivantes :

- il s'agissait d'une entreprise secrète et nous ne possédons encore aucune source écrite fiable sur l'historique de sa mise en place ;

- les figures du rébus reposent, pour les plus belles d'entre elles (que nous verrons ci-après), sur des éléments sans âge ou de dates très variables (montagnes, châteaux féodaux) qui ne peuvent servir à dater ce rébus, logiquement postérieur au tableau de Poussin (mais ce n'est même pas certain) ; pour ce qui est des figures secondaires, elles sont visiblement conçues dans la deuxième moitié du 19e siècle (et peut-être même au début du 20e siècle);

- s'agissant d'un travail intellectuel assez cyclopéen, on va le voir, il est naturel que l'élaboration brute du rébus ait précédé de beaucoup la présentation raffinée qui en est faite au 19e siècle ;

- si le groupe d'ésotéristes auteur du rébus s'abritait au sein de l'Eglise catholique ou de la franc-maçonnerie (car beaucoup d'indices le donnent à penser), la notion de durée prend une autre dimension : une poursuite des travaux sur plusieurs siècles était concevable dans le cadre d'institutions aussi durables, rendant inévitable que les différentes composantes aient des dates d'apparition dans le champ du rébus étalées dans le temps.

Sujet difficile, on le voit, qui attend d'autres recherches.

Mais, pour simplifier votre lecture, voici une tentative d'explication de l'origine de ce tour de force (à parfaire d'après les découvertes futures) :

Au 18e siècle, des géodésiens en charge de cartographier la France (missions Cassini de Thury, Méchain et Delambre ou autres, nous ne savons), ont effectué, selon leur procédure trigonométrique habituelle, une chaîne de triangulation, en se servant des points remarquables du paysage, montagnes, châteaux, églises, etc.. Ce sont eux qui ont utilisé un repère de visée installé sur le mont Tauch, au-dessus de Tuchan (11350), endroit nommé "la Tour des géographes".

Ces travaux se sont conclus par la mise en place d'une base, pour les besoins de leurs calculs, au niveau de la mer, au sortir de Salses-le-Château (66600). Une borne signal y existe encore, au bord de la route.

Ces visées multiples dans le paysage leur ont fait concevoir qu'un alignement de trois rochers sur une colline de Cubières-sur-Cinoble (11190) permettait une lecture vertigineuse du paysage, à condition d'être mis au courant (d'être initié...) et de se trouver en face des trois rochers. A cet endroit remarquable, il était possible d'interpréter les lieux comme :

- un planétarium naturel avec la constellation d'Orion ;

- une évocation de la légende d'Hiram, mythe fondateur de la franc-maçonnerie ;

- une image de la crucifixion de Jésus entre les deux Larrons.

Ce spectacle caché (quoique à ciel ouvert) a été entretenu, et transmis comme un secret, jusqu'à la fin du 19e siècle et début du 20e. C'est l'époque où le curé de Rennes-le-Château (11190) se nomme Bérenger Saunière et passe à la postérité pour avoir découvert dans son église des manuscrits qui l'auraient enrichi d'un fabuleux trésor. Plus vraisemblablement, il n'a jamais découvert ces manuscrits et a bien plutôt participé à leur confection. Quoiqu'il en ait été, il s'agissait d'un groupe d'ésotéristes réunissant en outre de fortes compétences, notamment en topographie et géodésie.

Leurs habiles réflexions ont permis d'ajouter deux étages d'interprétation dans les manuscrits prétendument trouvés par Saunière :

- une nouvelle utilisation des symboles du tableau des Bergers d'Arcadie ;

- une signification alchimique de l'ensemble du paysage...

Cinq niveaux d'interpétation découlant de trois cailloux alignés, cela fera douter les lecteurs habitués seulement à l'ésotérisme de pacotille, inconsistant, donc plus digeste. Nous leur pardonnons bien volontiers, puisque pour l'instant (pour toujours ?) aucun document écrit incontestable ne vient étayer ce qui est exposé ici à titre d'hypothèse perfectible, mais très vraisemblable.

EXEMPLE D'UNE CHAINE DE TRIANGULATION (en 1744)

 


 

.

.STRUCTURE GÉNÉRALE DU SITE

PAGE D'ACCUEIL PREFACE (Page courante)
Partie 1

"Les Bergers d'Arcadie"

"Du tombeau de Virgile à Herculanum"

PAGE D'ENTREE 1

SOMMAIRE I

Partie 2

"Le retour des bergers"

"De Rennes-le-Château au Rébus alchimique du Languedoc"

PAGE D'ENTREE 2

SOMMAIRE II

Partie 3

"Par la Croix..."

"ou un ciel terrestre d'après Poussin"

PAGE D'ENTREE 3

SOMMAIRE III